Je débute et je me pose des questions :

  1. Dois-je vraiment apprendre les mouvements de kettlebells correctement avant de commencer ?
    R.: OUI. Soit par vos propres moyens, si vous êtes vraiment doué(e), ou mieux avec un professionnel compétent. Non seulement ça sera moins dangereux, mais vous progresserez beaucoup plus vite. Vous trouverez des formations ici.
  2. Je n’ai pas de kettlebells, est-ce que je peux remplacer cet outil irremplaçable par un truc différent et forcément moins bien, et espérer que ça marche quand-même comme par magie ?
    R.: Non. Investissez dans des kettlebells. Arrêtez de négocier avec les lois de la physique, et commencez le programme. Sinon donnez votre copie du livre à quelqu’un qui a envie de devenir fort.
  3. Comment je sais si c’est un jour force ou un jour endurance ?
    R.: C’est expliqué page 23, en haut : c’est vous qui choisissez si vous voulez progresser en force ou en endurance. Vous travaillerez cela les jours « intensité. L’autre champ de compétence sera travaillé, sans chercher à vous dépasser, en mode « maintien ». Le premier jet de dé vous indiquera donc si c’est un jour de repos, un jour « intensité » ou un jour « maintien ». Le 2e jet de dé vous indiquera quoi faire. Le 3e jet de dé (pas systématique) vous indiquera pour certains entraînements le volume d’entraînement proposé. Notez bien que vous avez toujours le droit de ne pas terminer un entraînement si vous jugez que ça devient contre-productif.
  4. Je suis [insérer ici une pathologie, un âge, un IMC, un poids, un problème quelconque] : est-ce que je peux pratiquer cette méthode ?
    R.: Commencez par demander un avis médical compétent (prenez le livre avec vous en consultation et montrez-le à votre médecin, qu’il sache exactement de quoi il retourne). Nous ne sommes ni médecins ni devins, et donc nous ne sommes pas en mesure de vous donner un conseil personnalisé, adapté et pertinent à distance comme ça, comme par magie. Ceci dit, les principes de sécurité et de dosage de l’effort expliqués dans le livre devraient normalement convenir à un adulte qui ne présente pas de contre-indication médicale.
  5. Je ne comprends pas totalement l’histoire de dé. Comment est-ce que je sais si c’est un jour de force ou un jour d’endurance ?
    R.: Vous choisissez d’abord par vous mêmes si vous souhaitez prioriser le développement de votre force ou de votre endurance. Dans tous les cas, vous ferez un petit peu de tout. Aussi le dé vous dira s’il s’agit d’un jour où vous travaillerez votre objectif principal (intensité) ou si vous chercherez simplement à maintenir l’autre champ de compétence (maintien). L’infographie ci-dessous devrait répondre à toutes vos questions restantes :

Questions sur le programme force :

  1. Pour les 100 snatches, c’est bien 50 à gauche et 50 à droite ?
    R.: Oui !
  2. Est-ce que je dois absolument faire toutes les répétitions ?
    R.: Non !!! Les règles pour la force sont expliquées à la rubrique « principes de travail ». Si une répétition est trop lente, la série est terminée. Si on doit tricher pour passer une répétition, la série est terminée. Si on a mal quelque part, la série est terminée. Faites confiance à la méthode. Entraînez votre corps à réussir, restez loin de l’échec. Vous y arriverez avec le temps, et sans vous faire mal. Patience.

Questions sur le programme d’endurance :

  1. Pour le gros sac, est-ce que je peux prendre un gilet lesté ?
    R.: Non. Prenez un sac à dos de bonne qualité, et doté d’une ceinture pour que l’essentiel de la charge repose sur vos hanches. Plus d’infos dans cet article du blog.

Questions sur l’alimentation :

  1. Je suis ectomorphe, est-ce que je devrais aussi jeûner de temps en temps, manger seulement en fin de journée, et marcher le ventre vide ?
    R.: C’est évidemment à vous de voir en fonction de vos possibilités, mais certains ectomorphes gagnent à jeûner un peu également afin d’améliorer leur sensibilité à l’insuline et faciliter ensuite leur prise de poids. Attention, évidemment, à y aller progressivement et précautionneusement. Il peut être utile dans certains cas d’avoir de quoi manger (un peu sucré) sur soi pour contrer une baisse de sucre, par précaution. Ecoutez-vous, et ne forcez pas trop. En cas de doute, évidemment, consultez un médecin (et/ou un nutritionniste).
  2. Je suis ectomorphe, est-ce que je peux manger autant que je veux ?
    R.: Tout le monde peut manger autant qu’il veut. La question surtout est de savoir quels effets ça va produire. Les ectomorphes peuvent, ceci dit, manger plus souvent que les autres, et plus de féculents. En cas de prise de poids trop importante, ils peuvent aussi lever le pied. Les glucides sont la variable d’adaptation facile à utiliser pour réguler son poids, au final, et ce pour tout le monde. Vous voulez prendre du poids, mangez plus souvent et plus de glucides. Vous voulez perdre du poids, mangez moins souvent et moins de glucides. Vous êtes bien comme vous êtes ? Pesez vous tous les jours et adaptez votre alimentation quotidienne à ce que vous dit la balance.

Questions stratégiques, planification, etc.

  1. Comment est-ce que je sais si je dois changer d’objectif prioritaire (intensité) ?
    R.: C’est à vous de fixer votre propres objectifs, en fonction de votre vie, de vos envies, de vos forces et de vos faiblesses du moment. Changez autant que vous le souhaitez.
  2. Est-ce qu’il est normal que mes performances régressent quand j’essaie de perdre du poids ?
    R.: Oui. Une perte de poids entraîne souvent une certaine fatigue voire une petite perte de masse musculaire. Il est souvent recommandé de passer la force en priorité pendant les périodes de régime afin de la maintenir le plus possible. L’endurance, de son côté, se développera d’elle même avec la réduction de votre masse corporelle totale. Concentrez-vous sur la force, donc, et acceptez qu’elle se maintienne avec peine, voire qu’elle régresse un peu. Une fois que vous aurez atteint votre objectif de poids vous retrouverez vite votre tonicité. Soyez patient, vous êtes en train de reculer pour mieux sauter 😉